Y a des jours qu'on oubliera pas ...

Avis défavorable

Checkant mes mails sur mon chinapad (mon "iPad" made in China de marque Onda) entre mes deux cours de la matinée, j'apprends que l'inspecteur académique a donné un avis défavorable sur ma titularisation. Ca pue. Je me retrouve exactement dans la même situation que l'année dernière : conscient de mes difficultés, mais confiant dans le fait que j'ai fait pleins de trucs bien, que je me suis grandement amélioré, et qu'au final la balance penchera du bon coté.

Après la lecture de cet avis, ça semble donc à nouveau rappé de carottes. Quand je pense à tous les efforts investis, ça me donne assez la rage. Ce que je retiendrai au final de ces deux années passées dans l'éducation nationale, c'est que je n'ai jamais autant bossé pour un salaire aussi minable et aussi peu de reconnaissance.

Mon coté stoïque me dit que finalement, ça doit être un mal pour un bien.

Monsieur, les maths ça sert à rien

J'embarque pour ma deuxième heure de cours de la matinée, la rage au ventre, sous les commentaires idiots de mes imbéciles de quatrièmes "monsieur, les maths ça sert à rien" ou encore "quand ils ont commencé à mélanger les nombres et les lettres, c'est vraiment partit en couilles les maths" ... autant mes sixièmes sont adorables, curieux, enjoués, enthousiastes, autant le coté blasé, hautain, je-sais-déjà-tout alors que j'ai pas 15 ans des quatrièmes, ce n'est pas ce qui me fera regretter mes années de prof.

L'heure se passe en salle info, ... la moitié ne font rien ou pas grand chose, ... ça laisse une moitié qui bosse quand même un peu, dont deux ou trois qui s'impliquent vraiment à fond dans l'activité. Faut-il en attendre plus d'une classe de quatrième une fois le conseil de classe du troisième trimestre passé ?

Le midi, je rentre en vitesse à la maison récupérer ma feuille d'arrêt de travail de vendredi dernier (chutte de tension, j'étais à 9) que j'ai bêtement oubliée ce matin sur mon bureau. Petit-dej' rapide, deux parties de PvZ pour se défouler pendant que se télécharge le dernier épisode de la saison 5 de Game of Thrones diffusé hier soir aux US. Puis retour au collège donner une heure d'Aide Perso, qui n'a de personnalisé que le nom puisque j'ai 22 élèves de la classe sur 28. Qu'est-ce que vous voulez personnaliser à 22 ?

Rebondir

Le plus important pour moi maintenant, ça va être de rebondir.

Il y a certaines personnes qui, se prenant un échec sur un projet sur lequel ils se consacrent depuis deux ans, vont être sonnés pendant des mois. Je ne suis pas certain d'être de ceux là.

Alors après mon dernier cour, j'ai filé à la BU ré-emprunter un manuel sur Symfony, qui a de grandes chances d'être la clé de mon prochain emploi. A la BU je suis tombé sur Romane, Kéziah et Cléa. Trois filles de ma super 1erES de l'année dernière. Quelques jours avant le bac, elles révisent à la BU.

Après je me regarde GoT : le dernier épisode de la saison 5. D'habitude, les derniers épisodes, ça dégage pas mal au niveau du casting. Ben cet épisode là ne déroge pas à la règle ... bien au contraire, on a rarement vu autant d'évacuations en 50 minutes dans une sur-enchère déjà critiquée (c'est toujours si facile de critiquer). Je ne vais pas vous spoiler les noms. Je mettrai juste une image qui est une confirmation d'un gros buzz astucieusement orchestré avant le démarrage de la saison sur des photos soi-disant leakées de la scène de nue de Cerceï.

On en a pour nos yeux et les trois deux derniers épisodes de la saison sont comme toujours poignardants de suspense, de stupeur et tremblement. Comme toujours, ça ferme des portes, et en ouvre de nouvelles dans un tourbillon de sang, de larmes, de glace et de feu.

 

Voilà, un nouveau tome est terminé. Fini l'attente haletante d'un lundi à l'autre. Ca fait un process qui passe en background jusqu'à l'année prochaine. Ca de RAM libèrée. Je vais en avoir besoin.

Grosse fatigue

La plus grosse inconnue maintenant, c'est mon niveau de fatigue. C'est traitre la fatigue. On se sait crevé, mais parfois on est trop fatigué pour se rendre compte à quel point. Parfois on réalise que quand on tomb qu'on va mettre des semaines à se relever. L'année dernière j'ai mis 5 semaines à refaire surface.

Alors est-ce que deux bonnes grasses mat's et j'aurai la patate ou bien me faudra-t-il comater des semaines avant de revenir au top ? Bon, le truc sur c'est que je n'ai pas perdu de poids comme l'année dernière où j'étais tombé à 64 kg. Bien au contraire, là je suis à 79. Jamais été aussi lourd de ma vie.

Et puis, la fatigue, c'est un mélange de mental et de physique ... mais comme le dit Friedrich, ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort.