Tout le monde est d'accord là dessus : au début, le concept de Web 2.0, c'est du flan. Un buzz de commerciaux, des start-uppers qui rêvent avec nostalgie de l'époque de la bulle internet où n'importe quel concept foireux, du moment qu'il était présenté avec un power point qui en jette, ramenait des millions de kapital risk.

Les mecs veulent à nouveau tapper les business angels, et essayent de faire mousser leurs projets en les qualifiant de Web 2.0, en disant que depuis la dernière bulle, le web a évolué, que maintenant, tout le monde a l'ADSL, etc ...

Initialement détestée par les puristes, car ne voulant rien dire, l'expression web 2.0 parvient tout de même à faire son trou, et devient le symbole des évolutions et nouvelles tendances du web entre 2005 et 2010.

Donc grosso modo, Web 2.0, ça ne veut rien dire, mais à force de mettre du Web 2.0 partout, tout ce qui est recemment apparu sur le web, c'est Web 2.0.

Ajax, c'est Web 2.0 à mort. Les interfaces reposant à fond sur le javascript, comme Google Maps, ou Netvibes, ou iGoogle, c'est Web 2.0 itou. Tous les réseaux sociaux, c'est web 2.0, et puis les API, c'est à dire les portes d'accès qu'ouvrent les sites pour que d'autres sites puissent accéder à leurs données, et ainsi faire des mélanges de données (des mashups) c'est web 2.0. Au final, FaceBook, le réseau social utilisant pas mal ajax, avec une API permettant aux autres éditeurs d'intégrer leurs propres applications, c'est l'apothéose du Web 2.0.

Bref, à la base, le web 2.0, c'était un peu bling bling, mais finalement, comme on a pas trouvé de meilleurs appellation incontrolée pour désigner toutes les nouveautés de ces dernières années, le terme restera, et finira bien par vouloir dire quelque chose.

KarmaOS n'échappe pas à la furie web 2.0

Les widgets, c'est web 2.0 à fond. Le fait d'avoir la page qui s'obscurcit, et la liste des widgets qui apparait, et le widget qui s'ajoute immédiatement sans même avoir à recharger la page, c'est de l'ajax dans toute son horreur. Pouvoir ré-ordonner les widgets par simple glisser-déposé, difficile de faire plus web 2.0, en terme d'interface.

En terme d'accessibilité, et d'application à la lettre des standards du web, c'est souvent une abération, mais en terme d'ergonomie, c'est (souvent) le nirvana.

... la suite dans ... au Web 3.0.